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Mouterhouse

 

     Au plus profond du pays couvert, le village de Mouterhouse (en allemand Mutterhausen), avec ses nombreux écarts égrenés le long des rivières, possède le plus vaste ban du pays de Bitche, couvrant une superficie de plus de 4 200 hectares. La petite localité se situe au confluent des ruisseaux de la Moderbach et du Breidenbach, dans la vallée de la Zinsel. Il est à six kilomètres de la gare de Bannstein et à douze kilomètres de Bitche.  

 

 

Mouterhouse avril 2010 (10)

 

 

 

     De nombreux petits étangs artificiels se succèdent dans la sinueuse vallée de la Zinsel du nord et de son affluent, le Moderbach. Créés pour l'industrie métallurgique, qui se développe dans le secteur dès le début du XVIIe siècle mais peut-être, plus anciennement, pour alimenter des viviers à poissons et faire tourner les moulins à grain, ils s'étirent comme des chapelets. Le grand étang, déjà décrit en 1785 dans l'Atlas topographique du Pays de Bitche, est le plus vaste d'entre eux puisqu'il mesure pas moins d'un kilomètre de long. Il est agrandi jusqu'aux ruines du château situées au Kapellenhof et est propriété de la famille de Dietrich jusqu'à une date récente.

 

Écarts et lieux-dits

Les écarts sont nombreux, comprenant seulement quelques maisons :

  • Afrique de 1876.
  • Au hameau de l'Altschmelz ou Vieille-Fonderie se situaient une ancienne forge, dont il ne subsiste plus aujourd'hui que les vestiges des vannes et les bâtiments de la fonderie ou bien du marteau à castine.
  • BellersteinbergBitschertal (vallée de Bitche), Boxberg, Breitenstein, Dicken Eck, Dürrbergkopf, Dunkelwald, Eichelsberg et Erunnendicht.
  • Grosshammer ou Gros-Marteau, où l'ancienne chapelle des forges est reconstruite en 1763-1764. 
  • Gross- et KleinmühlbergGross- et Kleinzimmerthal.
  • Grünberg, au pied duquel se dresse la chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde datant du début du XVIe siècle.
  • Hammerkopf ou Tête-de-Marteau de 1869.
  • Hirtenberg, de 1861, est la colline où l'église protestante est érigée au milieu du XIXe siècle. 
  • Hochkopf de 1845. 
  • Hohe Weyersberg, ruines d'un château érigé en 1560 pour Jacques de Deux-Ponts-Bitche.  
  • Hungerbach de 1869.
  • Heckenberg, Hirschberg, Jockelshof et Katzenthal.
  • Kapellenhof, ou quartier de la Chapelle, où se situent les ruines du château.
  • Kleinhammer ou Petit-Marteau, ancien logement des ouvriers de la forge.
  • Krappenthal, Krippenberg et Kuhethal
  • Langenberg, une ancienne scierie bâtie en 1846, où l'église paroissiale est érigée en 1869.
  • Lehmenkopf, Leimenthal, Linderthal et Muehlenkopf.
  • Neuhammer ou Nouveau-Marteau de 1846.
  • Ochsenhogem de 1869.
  • PerichbergRanschachen, Rohrmattenberg, Rundenkopf et Sauberg.
  • Schindelthal, où subsistent les bâtiments d'une ancienne tuilerie construite dans la première moitié du XIXe siècle, près du Schindeleck.
  • Schnepfenmühle de 1845. 
  • Schloesschen, Schoenthal, Stechlappberg, Steingleisel, Tannenberg (la colline des sapins), Vogelsberg (la collines des oiseaux), Weissenfelsen, Wiederschall, Winterberg

 

Les origines des annexes Altschmelz, Jockelshof ou Jakobshof, Kleinhammer, Lindel, Neuschmelz et Schindelthal sont inconnues. La ferme de l'annexe disparue de Peterphilippsgarten, construite après 1755, est démolie en 1882, tandis que la maison de l'annexe de Weisbach suit le même sort en 1877. Dans le vallon du Hasselthal, entre Althorn et Mouterhouse, s'élevaient jadis de nombreuses baraques qui servaient très probablement de refuge aux malheureux habitants des villages détruits pendant la terrible guerre de Trente Ans (1618-1648). Ces maisons n'existent cependant plus en 1753. La ferme y est construite en 1860 et la maison forestière en 1856.

 

Histoire

Le village de Mouterhouse est mentionné pour la première fois en 1518, sous la forme Muterhausen, de Moder ou Mutter, nom porté par la rivière et du vieil allemand Hus, Haus, signifiant la maison. On le retrouve ensuite en 1592 sous la forme Motterhausen, en 1594 Moterhausen, Moderhausen au XVIIIe siècle et Moutterhauzen en 1751. Il devient Moderhausen en 1771, puis Mutterhausen lors de l'annexion allemande de 1871. Le nom du village est francisé alors en Mouterhouse lors du retour à la France en 1918, avant de retrouver à nouveau sa forme germanisée, Mutterhausen, le 2 août 1940. Il retrouve son orthographe définitive lors de la Libération en 1944. Près du village passe alors la limite entre les anciens peuples Médiomatriques et Triboques, connue comme frontière séparant encore de nos jours les diocèses de Metz et de Strasbourg et les départements lorrain de la Moselle et alsacien du Bas-Rhin.

 

La profonde vallée du Moderbach, entourée de hauteurs boisées, fait partie au Moyen Âge de la seigneurie de Bitche. Deux châteaux de chasse, aujourd'hui tous deux disparus et appartenant aux comtes de Deux-Ponts-Bitche, se dressaient, protecteurs de la localité, l'un au sommet de la colline du Hohe Weyersberg, l'autre au fond de la vallée.

 

Mouterhouse 1905

 

  De ce dernier subsiste encore de nos jours la très belle chapelle castrale, construite en 1505 par le comte Reinhard de Deux-Ponts-Bitche, à qui le pape Léon X accorde des indulgences en 1518. Dans une île de l'étang, en face de la chapelle, le dernier comte de Bitche-Zweibrücken, Jacques, fait construire en 1550 un pavillon de chasse, qui est dit en ruines depuis 1633. Là se formera par la suite le quartier de la chapelle ou Kapellenhof. Un peu plus loin au sud-ouest, l'établissement de forges fera naître le village, au confluent des deux ruisseaux, le Breidenbach et le Moderbach, qui forment la Zinselbach septentrionale, affluent de la Moder. C'est d'ailleurs le Moderbach qui aurait donné son nom au village de Mouterhouse. Une autre tradition affirme que la mère du comte de Deux-Ponts se serait réfugiée en 1594 dans le pavillon de chasse de son fils, afin d'y vivre ses derniers jours. De là viendrait le nom du village : Mutterhausen, compris alors comme la maison de la mère.

 

La première forge est établie dans le village en 1623, mais totalement ruinée par les troupes suédoises du mercenaire Ernst von Manfeld en 1633, durant les tourments de la guerre de Trente Ans (1618-1648). Elle retrouvera son activité en 1717 seulement et appartient à la maison de Dietrich depuis 1843. Mais la seconde guerre mondiale lui sera malheureusement fatale, puisque l'usine est complètement détruite fin décembre 1944 par les bombardements américains et ne sera plus jamais reconstruite. Cette importante sidérurgie est due au grès rose, contenant un horizon ferrugineux, constituant jusqu'à 18 %. Ce minerai est extrait à flanc de coteau, la forêt fournissant l'énergie nécessaire sous forme de charbon de bois. L'activité sidérurgique est très importante jusqu'au milieu du XIXe siècle, où l'on compte plusieurs hauts fourneaux à Mouterhouse. Elle est ensuite concurencée par la sidérurgie plus massive de la Lorraine centrale. La famille de Dietrich en fait néanmoins un des plus gros sites français de production d'essieux et de bandages pour roues de wagons et de locomotives, l'usine employant alors plus de cinq cents ouvriers.

 

Pendant la seconde guerre mondiale, les habitants du village sont évacués de janvier à avril 1945 dans l'arrondissement de Pirmasens, en proche Allemagne. Le village est également bombardé de décembre 1944 à avril 1945, et est libéré par les troupes alliées le 19 mars 1945. 

 

Cultes

 

Au XVIIIe siècle, le petit village de Mouterhouse et ses écarts constituent une annexe de la vaste et très ancienne paroisse de Schorbach, dans l'archiprêtré de Hornbach, ajourd'hui en proche Allemagne. Il est par la suite érigé lors de la réforme des circonscriptions ecclésiastiques de 1802 en paroisse autonome du nouvel archiprêtré de Bitche, qui est calqué sur le canton. Le village redevient cependant annexe de la paroisse de Soucht en 1808, avec un vicaire résident, et ce jusqu'en 1869, date à laquelle la paroisse est définitivement rétablie. Une nouvelle église, dédiée à l'Apôtre saint Jacques le Majeur, est érigée en 1869 afin de remplacer la chapelle des forges, reconstruite en 1763-1764 et devenue trop petite pour accueillir les fidèles. 

 

Pour les familles protestantes alsaciennes qui sont venues s'installer près des forges durant la période faste du XIXe siècle pour l'industrie de la vallée, une paroisse est créee en 1850 et la famille de Dietrich, propriétaires de l'industrie, fait construire l'église protestante à ses frais dans les années 1856-1857, afin de permettre aux ouvriers d'exercer leur culte.

 

 Lieux et monuments

  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Miséricorde, abritant une très belle statue de la Très Sainte Vierge Marie abritant toute la société sous son manteau, date du début du XVIe siècle. 
  • Une fontaine est construite en 1869, date portée, au bord du ruisseau de la Moderbach. En grès grose, elle est restaurée en 1975. 
  • L'église catholique Saint-Jacques-le-Majeur est érigée en 1869 sur les hauteurs du Langenberg.

L'église prostestante

 

  • L'église protestante est construite par la famille de Dietrich au XIXe siècle, au sommet du Hirtenberg.
  • Les vestiges de la forge, fondée en 1614, parsèment tout le village et ses écarts.
  • Le château de Sonis, datant de 1830, est construit au lieu-dit Vieille-Fonderie pour Pierre René Orono de Sonis, propriétaire de la Société Anonyme des Forges et Usines du village.
  • En bordure d'un chemin creux rejoignant la route forestière du Hochkopf, une croix de chemin rappelle le souvenir d'un assassinat commis ici quelques années auparavant.

Les ruines du château, construit en 1505 pour Reinhard, comte de Deux-Ponts-Bitche, sont situées au bord du ruisseau de la Moderbach. Il est détruit en 1633 par les troupes suédoises durant la guerre de Trente Ans (1618-1648), puis définitivement par les bombardements américains en 1944. Avant cette date, il subsistait les vestiges d'une tour polygonale et de la courtine, aujourd'hui de peu d'importance. Le lieu a servi de carrière de pierres après la dernière guerre, lors de la reconstruction du pays. La pierre de fondation du château, datée de 1505, est remployée dans le mur ouest de la chapelle Notre-Dame.

 

Le château du Hohe Weyersberg, datant de 1560, est lui aussi en ruines. Il s'agissait d'un château de chasse, bâti en 1560 pour le comte Jacques de Deux-Ponts Bitche, sur la colline de Grünberg, à deux kilomètres au nord de la Bitschertal. Ruiné dès la fin du XVIe siècle, il n'en subsiste que les vestiges d'une tour. Th. Alix le décrit ainsi en 1594 : « C'était une maison de chasse et de plaisir durant le rut des cerfs, sur haulte montagne. Sa structure n'est la plupart que du bois et terre enduite de chaulx et se compose de quatre corps de logis où se trouvent quatre pavillons en tourrions ».

 

Armoiries

La description des armoiries de la commune est la suivante : « mi-parti coup, au 1er d'argent au sapin de sinople, au 2e de gueules à la croix de Lorraine d'or, au 3e de sinople au grêlier d'or ». Le sapin rappelle la présence des grandes forêts voisines, tandis que la croix symbolise l'appartenance au duché de Lorraine. Le grêlier est quant à lui l'emblême de la puissante famille de Dietrich, propriétaires des forges de Mouterhouse à partir du XIXe siècle.

  

Source: Wilkipédia

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L'abbé Cédric KLEIN a été nommé curé modérateur de la Communauté de paroisses et recteur du Sanctuaire ND de la confiance à compter du 1 septembre 2016.

On peut le joindre au presbytère de GOETZENBRUCK. -  Adresse postale : Presbytère rue des écoles 57620 GOETZENBRUCK  Tél.  03 54 29 19 15

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Le nouvel archiprêtre de BITCHE sera installé le dimanche 10 septembre prochain.

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